L’isolation, confort et économies d’énergie en vue

Revue tous les 5 ans, la réglementation thermique (RT) a pour objectif de fixer une limite maximale à la consommation énergétique des constructions neuves (maisons individuelles, bâtiments collectifs) pour les points suivants : chauffage, ventilation, climatisation, éclairage et chauffage de l’eau.

Cette réglementation thermique s’inscrit dans une politique de réduction des dépenses énergétiques, et de diminution des émissions de CO2. Dans cette optique, le recours aux énergies renouvelables et durables, l’amélioration constante de l’isolation des bâtiments sont des pratiques logiquement encouragées.

Autre aspect à prendre en compte, l’isolation phonique. En plus des atouts thermiques, une bonne isolation peut apporter un confort acoustique non négligeable. Les fenêtres (vitrages) jouent dans ce cas un double rôle essentiel…

Le bilan thermique pour isoler malin

Avant d’entreprendre l’isolation de vos murs, de votre sol, de vos toitures ou fenêtres, il est conseillé de réaliser un bilan thermique de votre maison. Ce bilan thermique vous permet de faire le point sur la qualité d’isolation du bâtiment, sur la déperdition d’énergie de la maison, sur ses besoins en chauffage, et enfin, d’identifier les ponts thermiques. A partir de ce bilan, vous ciblez les points faibles de l’isolation de votre maison et pouvez commencer à isoler par ordre d’importance.

Isolation des combles et de la toiture : la priorité !

Immédiatement rentable et facile à installer, l’isolation des combles et d’une toiture constitue certainement la priorité dans un habitat. Phénomène physique inévitable et facilement vérifiable, la chaleur, moins dense que le froid, monte. Sans une bonne isolation des combles et de la toiture, cette chaleur peut donc s’échapper (30% de perte en moyenne).

L’isolation peut se poser sur combles habitables et non habitables et sur le toit-terrasse. Pour les combles habitables, les panneaux d’isolation peuvent être installés à l’intérieur ou l’extérieur.

Attention, une bonne isolation exige également une bonne ventilation (entre la couverture du toit et l’isolant). Elle permet d’évacuer tous les résidus (pénétration d’eau, poussières, insectes…) qui pourraient altérer l’isolant, voire même la charpente. Puisque l’air circule à cet endroit, il est important de protéger l’isolant. Il est donc conseillé de placer un film sous-toiture entre l’isolant et le matériau de couverture du toit. Il s’agit d’une membrane synthétique multicouche souple, qui peut se fixer sur l’isolant même.

Isolation des murs et des façades : l’autre incontournable

Les murs sont la deuxième source de perte de chaleur après la toiture (20 à 25 % de perte : leur isolation est donc une nécessité.)
Comme convenu par la réglementation thermique, une bonne isolation peut également dépendre de l’orientation des façades de la maison. Les façades nord sont à isoler en priorité car elles sont moins exposées au soleil. Les façades ouest, davantage exposées aux pluies, méritent également une protection supplémentaire contre l’humidité.

L’isolation murale peut se faire à l’intérieur et/ou à l’extérieur des murs de votre habitation. La pose d’une isolation intérieure réduit naturellement l’espace habitable, mais reste une solution simple qui ne nécessite pas obligatoirement l’intervention d’un professionnel. A l’inverse, l’isolation des façades extérieures exige le savoir-faire d’un professionnel du bâtiment…
Ce qui justifie également la différence de prix (comptez environ 20€/m² pour une isolation intérieure, 40 à 80€/m² pour une isolation extérieure).

Les déperditions d’énergie par le sol

En complément des solutions déjà énumérées, n’oublions pas l’isolation des sols ! Elle peut constituer un atout thermique et phonique conséquent !
Sur le marché, de nombreux revêtements (moquette, parquet, lino…) sont disponibles, et tous présentent des caractéristiques isolantes très variées. S’il est plus cher à l’achat, pensez qu’un matériau aux propriétés isolantes performantes peut s’avérer économiquement judicieux sur le long terme.

Pensez également à la structure de votre habitat !

Les solutions sont différentes selon que votre sol se situe au-dessus d’une cave ou d’un local non chauffé, d’un vide sanitaire (circulation d’air) accessible, d’un vide sanitaire non accessible ou d’un terre-plein (aucun air ne circule sous votre sol)…